Questions fréquemment posées en dermatologie esthétique

Questions fréquemment posées sur les lasers

Le laser est-il un acte médical ?

Il est évident que pour les lasers de puissance, (en réalité tous ceux utilisés en esthétique médicale), seuls des médecins, ou bien encore leur assistante sous la responsabilité d’un médecin dûment qualifié (ce dernier assurant au minimum l’examen clinique initial & le paramètrage) sont autorisés à pratiquer les actes lasers.

Cette obligation a récemment été renforcée en France par un arrêt récent (2007) de la Cour de Cassation condamnant à ce niveau de juridiction ultime, un masseur-kinésithérapeute ayant pratiqué des épilations Lampe Flash.

Cependant, il faut être clair, car avec les lasers ultramodernes détenus par le CLDR, le niveau de sécurité obtenu, une fois les paramètres corrects entrés dans la machine, permet d’agir en toute confiance pour tous les traitements que nous pratiquons sous la responsabilité exclusive d’un ou plusieurs médecins.

Les traitements laser présentent ils des risques pour la santé ?

Quelques personnes, certes peu informées, mais de façon tout a fait compréhensible, s’interrogent sur les conséquences à moyen & long terme des risques éventuels des rayonnements lasers.

Nous pouvons tout à fait les rassurer :

En dehors des risques immédiats (brûlures occasionnées par des mains inexpertes, ou risques oculaires au cas où des lunettes spécifiques ne seraient pas portées pendant le traitement), les risques à long termes ne sont pas « palpables » après des années d’utilisation, (environ 15 ans de recul pour l’épilation laser).

Notamment, le risque de la perte complète de tous ses poils après une épilation corporelle totale ne ressort pas, et c’est bien naturellement que l’homme, ce « singe nu », selon l’expression de Desmond Morris, n’est pas atteint par ce complément d’évolution Darwinienne vers la dépilation totale.

En aucun cas, donc, il ne faut assimiler les effets de rayons optiques (ceux des lasers) à ceux des piles ou autres sources atomiques ou radiologiques.

Le laser fait-il mal ?

Oui, si les lasers dermatologiques étaient utilisés sans dispositifs de refroidissement de l’épiderme (air froid, ou bien plaque réfrigérante), les lasers & les lampes flashs seraient douloureux.

Il s’agit en effet de lasers de puissance (au contraire des petits lasers optiques contenus dans les lecteurs de CD / MP 3 ou encore dans les pointeurs optiques utilisés par les conférenciers).

C’est de par cette puissance (jusqu’à 25 à 30 joules par impact parfois) que l’on obtient des effets physiques concrets tels que la destruction des poils et des structures anagènes du poil.

Certains lasers ne pouvant être refroidis nécessitent parfois l’application préalable d’une crème anesthésiante une heure trente à l’avance.

L’épilation IPL est elle moins bonne que l’épilation laser ?

Il faut absolument répondre de façon nuancée à cette question :

Plusieurs années d’expérience avec une IPL de qualité (Luménis), à des réglages suffisants (double pulse à des puissances suffisantes environ 22 à 25 joules) nous permettent d’affirmer que ce mode d’épilation permanente est très efficace.

De nombreux « pontes » du laser dermatologique de par le monde, utilisent l’IPL en épilation dans leurs Centres de Traitement, tant pour sa rapidité que pour sa puissance, la seule contre indication à notre avis (en dehors des poils très blonds ou blancs) restant les sujets de couleur.

Des épilations avec de vrais lasers, mais à des doses insuffisantes (souvent pratiquées par des praticiens débutants ou timorés) sont beaucoup moins efficaces que des séances d’IPL bien conduites.

Certains lasers épilatoires sont conçus, dès le départ, pour être mis entre les mains de personnes peu expérimentées ou non qualifiées pour leur éviter d’aboutir à des brûlures (cas du travail délégué), et, bien qu’il s’agisse de vrais lasers, ces appareils qui « rôtissent lentement le poil » sont, par définition, source de repousse, et en tous cas d’échec relatif, ce qui rend, par comparaison, l’épilation faite avec une IPL de qualité, bien plus efficace que cette épilation « laser soft ».

A l’inverse, les prétendues « épilation définitives » pratiquées par des non médecins avec des IPL bas de gamme ne sont pas efficaces non plus, et ne font que discréditer l’épilation IPL qui reste toutefois très valable si elle est bien faite, par des praticiens chevronnés utilisant des appareils dignes de ce nom (par ex. Quantum de Lumenis, Deka, Syneron, Cutéra, Ellipse, pour ne citer que les meilleurs).

Faut il de nombreuses séances en épilation ?

La physiologie de la croissance du poil : présence de quatre phases dans la vie de l’appareil pilaire :

- Anagène = poil en croissance
- Télogène =poil adulte ne croissant plus, mais restant attaché à sa papille.
- Catagène = poil physiologiquement mort, détaché de sa papille, et prêt à tomber au moindre brossage énergique.
- Papille quiescente, « hibernant » en attente de reformer un poil qui n’existe plus

permet de comprendre que seule la phase anagène permet une épilation définitive aussi bien qu’il s’agisse d’épilation Laser ou électrique.

Ceci, entre autres, explique pourquoi il faut, même dans les mains les plus expertes, avec de bons appareils, plusieurs séances pour obtenir un résultat durable & permanent, s’assimilant à ce que d’aucuns qualifient (probablement abusivement) de « définitive ».

Ceci ne doit pas décourager, et des tarifs adaptés nous permettent de proposer des solutions tout à fait à la portée de beaucoup de personnes désireuses d’améliorer leur esthétique des résultats extrêmement satisfaisants après, à titre d’exemple :

- 4 séances pour des aisselles ou une épilation de maillot.
- 6 à 8 séances pour une épilation de barbe ou de moustache ou de jambes.
- Des solutions tarifaires adaptées, ainsi que des plans de financement permettent également à chacun(e) de trouver une solution pour accéder à ces techniques de pointe quoiqu’un peu onéreuse au départ.