Beauté des lèvres par la médecine esthétique

Repulpation des lèvres

Bien que tous(tes) n’en n’aient pas forcément besoin, il ne fait pas de doute que l’aspect charnu des lèvres fait partie d’un visage qui exprime encore de la jeunesse.

Lèvres rouges

A partir de 30 ans déjà, parfois avant, lorsque la nature a « oublié » de remplir suffisamment le vermillon : partie rouge des lèvres (on la distingue de la « lèvre blanche » qui est aussi la « moustache » pour la partie supérieure blanche, et qui comporte également la partie inférieure blanche (sous la lèvre inférieure rouge), des  besoins de repulpation de la lèvre rouge se font sentir.

A l’évidence, même lorsqu’on veut rester discret(e), on ne peut pas parler de traitement esthétique du visage complet si la personne intéressée par de l’esthétique n’a pas envisagé à un moment ou à un autre, de remplir un peu ses lèvres après un âge d’environ 40 ans.

Le produit le plus utilisé est l’acide hyaluronique (les volumateurs non résorbables ou les implants chirurgicaux non résorbables : graisse, gore-tex, implant de lambeau dermo-graisseux, sont le plus souvent bannis de nos jours)

Presque tous les acides hyaluroniques réticulés pourraient théoriquement être utilises, mais une gamme dédiée « lèvres » est disponible chez les fabricants, et expose à moins d’imprévisibilité sur les résultats obtenus, et ce d’autant plus que les lèvres sont animées en permanence par le muscle orbiculaire lors de la parole ou de l’alimentation et le fait de boire ou de fumer. Ceci entraine une perte plus rapide de ces implants hyaluroniques à ce niveau, d’où la nécessité d’utiliser des formulations très réticulées spécifiques restant un peu souples toutefois.

La technique n’est évidement pas la même selon l’âge d’une part :

• Chez la personne assez jeune (jusqu’à 40/50 ans) on pourra se permettre une volumation soutenue de tout le vermillon (toujours en privilégiant la partie médiane pour obtenir la « bouche Parisienne en coeur »)

• Alors que progressivement après, il vaut mieux éviter le ridicule et se contenter de défroisser le tissu superficiel avec une injection plus superficielle de produit moins rigide et plus facile a étaler mais aussi plus hydrophile et que l’on renouvelle plus souvent (tous les trois mois).

Lèvre blanche

On l’a dit, il s’agit des parties cutanées non muqueuses au dessus et en dessous des lèvres rouges : elles sont victimes du « code-barre » au dessus mais aussi de petites rides radiées au dessous, plus ou moins marquées en fonction de l’atrophie dermique (rappelons qu’il n’y a pas de tissu sous cutané graisseux développé sur cette région) et aussi de l’expressivité musculaire de la personne (hyper-kinésie de la bouche propre aux personnes trop expressives)

On notera que le type racial s’exprime à ce niveau, car les plicatures radiées péri-buccales sont quasi-inexistantes chez les noires, peu présentes chez les sémites (arabes, juifs sépharades), mais plus marquées chez les asiatiques et les caucasiens (blancs), et ce probablement du fait de la meilleure protection du tissu élastique par le pigment naturel des races foncées.

Le vieillissement hormonal est enfin un facteur déterminant dans l’apparition de ces plis et se constate surtout après la ménopause.

La correction des plis péri-buccaux (des lèvres blanches) fait donc appel à :

1. Des techniques de remise en tension de la peau par moyens physiques (lasers fractionnés ou moins souvent maintenant, la dermabrasion) ou chimique (peeelings profonds)

2. La repulpation dermique (discrète pour absolument éviter l’empâtement de type maladif = pseudo-alcoolique) des lèvres blanches avec un acide hyaluronique peu hydrophile (Restylane ou Teosyal Redensify II par exemple) injecté en quantité modérée (mieux vaut laisser quelques ridules que de tomber dans l’excès dénoncé ci-dessus).

3. Parfois, en cas d’hyper-kinésie (muscle orbiculaire très contracté en permanence), on peut injecter quelques gouttes de Botox® qui aident à détendre les fibres superficielles sans donner habituellement de troubles lorsque l’on a été raisonnable dans l’injection.

Cet abord des lèvres blanches doit absolument être combiné à un traitement simultané des lèvres rouges (même modéré) car c’est toute la région buccale qui est concernée et qui doit évoluer en même temps, avec toute la discrétion nécessaire cependant.

On comprend facilement que si l‘on vient à se passer (pour des raisons dogmatiques parfois observées chez des patientes effrayées à l’idée que l’on pourrait leur donner une « bouche de Mérou ») de la redéfinition de « l’arc de Cupidon », ou d’un petite pointe de volumateur au niveau des pieds (et même des racines) des crêtes philtrales, on aura échoué à redéfinir une nouvelle jeunesse sur une bouche fatiguée mais qui aurait pu être améliorée.