Comblement des rides par injection

Comblement des plis d'expression

Depuis une trentaine d’années maintenant, avec tout d’abord le collagène bovin apparu il y a plus de trente ans, puis divers produits, dont principalement l’acide hyaluronique réticulé désormais, le moyen le plus utilisé dans le monde pour remédier au creusement du visage est l’injection plus ou moins profonde de « produits de comblement ».

D’autres substances sont venues donner une alternative - en fait, assez peu car certains de ceux-ci ont été retirés du fait de leurs complications - à l’acide hyaluronique (AHA) :

• Le Sculptra, ou acide polylactique qui a une action stimulante sur le tissu conjonctif du receveur : il faut donc plusieurs séances pour parfaire le résultat.

• L’Ellansé, qui est un produit voumateur synthétique décliné en courte, moyenne et longue durée. Il a reçu un label de « meilleur volumateur de l’année 2011 »

• Le Radiesse qui existe depuis presque dix ans et n’agit que par une lente stimulation de tissu fibroblastique : malgré sa certification FDA® on lui reproche cependant une action inconstante et tardive, variable selon l’âge et la condition immunitaire du sujet. Des nodules (boules) peuvent également survenir, ce qui, avec son coût élevé, ne plaide pas en sa faveur.

La graisse autologue (du sujet) est théoriquement intéressante et même réjuvénante (effet « cellule-souche »). Cependant sa manipulation est réduite à des espaces réservés (cliniques / hôpitaux) et reste laborieuse. De plus, la correction est aléatoire et donnant des résultats parfois imprévisibles. Au total, cette méthode, séduisante au premier abord, reste chère et difficile à mettre couramment en oeuvre.

Les indications de ces comblements sont bien connues maintenant, alors que l’on constate, hélas, bien des malfaçons dans les résultats obtenus par des médecins subitement lancés dans l’esthétique :

- Bouche « de Mérou » provenant de l’injection sans retenue d’acide hyaluronique dans les tissus des lèvres et de leur contour, alors que la discrétion s’impose à ce niveau, et qu’également une remise en tension préalable à toute injection par laser fractionné s’impose à partir d’un certain âge.

- Tête de « Bouledogue » remplies exagérément dans les parties basses du visage (plis commissuraux et autour de la bouche et du menton), alors qu’il aurait été nécessaire de procéder préalablement à toute injection à une restructuration du visage, soit par lifting chirurgical, soit par fils tenseurs  sous cutanés.

Ces résultats navrants sont le fait d’une association malheureuse entre des médecins peu formés (par exemple injectant directement là où la patiente montre son pli cutané, alors qu’il faudrait souvent injecter au dessus, et plus profond)  postés dans une attitude d’écoute non critique de leur patientes, mais aussi avec la volonté de ces dernières de ne pratiquer demagogiquement  que « ce qu’elles connaissent », c'est-à-dire « l’acide hyaluronique » (dont elles ont forcément entendu parler depuis de nombreuses années, alors que beaucoup d’entre elles refusent encore d’entendre qu’il y a autre chose que l’AHA, comme le Botox ou les fils tenseurs, pour intervenir en esthétique).

Au  total cependant, on conviendra que la reconquête des volumes du visage fait partie de la lutte anti-âge et qu’a cet effet, les injections, principalement faites à la canule, d’acide hyaluronique, voire d’autres substances validées (Ellanse ou graisse autologue par exemple) sont maintenant un « standard » en esthétique médicale et chirurgicale .