Traitement des cernes en médecine esthétique

Les cernes

La partie moyenne du visage, et donc, les yeux, l’aspect des paupières sont une partie majeure de l’expression d’un visage, et par conséquent aussi de l’âge qu’il peut très bien trahir.

Malheureusement, les cernes (que l’on distingue en cernes bleu-violacé (vasculaire) ; foncés (mélaniques d’origine ethnique) ; ou enfin mixtes, avec simultanément les deux composantes (mélanique et vasculaire) viennent souvent diminuer la sérénité et l’éclat que pourraient présenter certaines personnes qui ne sont pas encore si âgées que cela.

A ces modifications de couleur (violette, marron ou une association des deux), il faut ajouter ce problème « d’ombre », et donc de couleur plus foncée, que présentent les deux creux obliques, partant sous les canthus internes des yeux en s’éloignant vers le bas & en dehors de la ligne médiane : il s’agit de « pli d’expression » tout autant que d’une ride, et qui s’appellent du nom fort disgracieux de : « vallées des larmes »

En réalité, il s’agit d’une perte du coussin graisseux sous-septal, (qui affecte pour une part due à la fatigue venant à dépulper le visage, mais aussi à une part génétiquement transmise) les personnes ayant eu une vie mouvementée affectée par le travail ou par les ennuis personnels ou familiaux.

Le résultat est, comme pour toutes les ombres affectant le visage, une perte de l’éclat et d’absence de « creux » pouvant caractériser le visage juvénile (et qu’instinctivement un animal - mais aussi un humain reconnait immédiatement au niveau de son cerveau primitif : le rhinencéphale). De cette façon un chien par exemple, va immédiatement présenter un comportement non agressif vis-a vis d’un jeune enfant, et non d’un adulte, car pour ce dernier, il en perçoit les ombres du visage)

Le traitement des cernes colorés (ethniques, pigmentaires, ou mixtes) fait appel a des lasers (principalement de type « switched » ou déclenchés, soit 532 nm pour les pigmentaires, mais en fait, le 1064 nm (également utilisé pour les détatouages) est très utile car sa pénétrance est meilleure, et il est plus spécifique des couleurs ici présentes, tout comme de leur localisation profonde.

Après ce laser « switched » pendant une courte période de 5 à 6 jours, l'apparition de très petites croûtes très fines vient nécessiter l’emploi de lunettes de soleil pour les masquer. Deux à trois séances sont nécessaires pour un résultat satisfaisant.

On les associe, surtout en cas de cernes vasculaires, à des crèmes vasoactives (anti-cernes) qui viennent à renforcer la tonicité des vaisseaux qui irriguent les poches graisseuses sous-plapébrales.

Pour les « vallées des larmes », elles seront comblées par des produits volumateurs : principalement l'acide hyaluronique très peu hydrophile, et en très petite quantité, pour ne pas sur-corriger, ce qui viendrait à créer un effet de « poches », injectés profondément en petits coussinet au contact  de l’os (rebord orbitaire inférieur), et jamais dans le septum.

Au total, on voit que de nombreuses possibilités thérapeutiques existent pour améliorer le problème des cernes, en dehors de toute chirurgie, qui pour sa part, peut aussi avoir d’autres indications : aplanissement de poches graisseuses par l’avulsion des poches par voie endo-conjonctivale, mais aussi à un âge plus avancé par voie externe (associant la technique de « Hamra »), lifting des paupières inférieures trop relâchées et non accessibles à un relissage par laser CO2, par exemple.